lundi 22 juin 2009

LE CONCERT DE L'ESPACE


Lors de la fête de la musique 2009 à Paris, un événement s’est produit. Dans l’auditorium du CNES, sept musiciens inventifs nous ont proposé en cinq séquences (le songe / l’arrachement / dans l’espace / ailleurs / le retour) leur vision sonore et musicale de l’activité spatiale.

Ces époustouflantes improvisations, truffées d’images d’archives spatiales et de textes littéraires issues de la revue « Espace(s) », ont transporté le public, venu très nombreux, dans l’univers fabuleux que nous offre l’astronautique.

Lors de mon dernier blog j’avais déjà évoqué le pari des organisateurs du concert, l’Observatoire de l’Espace du CNES : faire découvrir au public que les activités spatiales sont une source d’inspiration permanente pour la création.

En tant que co-créateur du Space Art, c’est pour moi une évidence et ce concert étonnant en apporte une nouvelle preuve.

mardi 16 juin 2009

TABLEAU D'UNE EXPOSITION


Nous venons encore d’avoir la preuve que l’activité astronautique est source de fascination pour le public.
En cette année de l’astronomie la ville de Châteauroux, dans le cadre de sa foire exposition, a souhaité réaliser une manifestation consacrée à l’astronautique.
Dans le vaste pavillon qui avait été réservé à cette occasion, une mise en scène attrayante présentait un ensemble de maquettes de fusées et de satellites à grande échelle. Sur trois écrans géants étaient projetées en permanence des images spectaculaires de l’activité du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et… mes propres initiatives en matière de Space Art.
Cette rencontre entre l’art spatial et l’activité spatiale a sans doute été un facteur positif dans le succès de cette manifestation : presque 50.000 visiteurs en six jours (du 29 mai au 3 juin 2009).
Le directeur de l’Observatoire de l’Espace du CNES, Gérard Azoulay, à qui la ville de Châteauroux doit le prêt de ces belles maquettes, a écrit à propos du Space Art que ce concept permet » de montrer au public que l’espace peut nous concerner tous, sans que nous y allions nous-mêmes ».

mercredi 28 janvier 2009

CIEL ET ESPACE


En cette année 2009 de l’astronomie, CIEL ET ESPACE, la très sérieuse revue de l’Association Française d’Astronomie me consacre une page dans son numéro de février 2009.
Cela concerne leur rubrique mensuelle : « Ils aiment le ciel et l’espace ». Elle est consacrée aux non-astronomes dont le parcours professionnel est cependant largement influencé par l’astronomie, l’astrophysique et l’astronautique.

vendredi 9 janvier 2009

DE L'UTILITE D'UN BLOG


J’ai clôturé en octobre 2008 l’édition de ma lettre d’information « Space Art », pour passer définitivement au site et au blog. En fait, celui-ci me permet une utilisation beaucoup plus souple de l’actualité.
Du 18 au 31 décembre 2008 la nef du Grand Palais à Paris a accueilli un assez étonnant spectacle : « dans la nuit des images » (1). Cela m’autorise à évoquer un aspect un peu oublié de mon parcours.
Dans cette planète des images j’ai aussi été un précurseur. Concernant l’Opéra de Paris, j’ai même provoqué en 1967 une véritable empoignade journalistique. Avec le soutien du maître de ballet Michel Descombey, j’avais pour la première fois introduite la projection cinématographique sur le décor et directement sur les danseurs (2) à partir d’images trafiquées par mes soins (évidemment sans la moindre assistance informatique !). Ce fut le début de beaucoup d’interventions d’images tous azimuts jusque à la fin de la décennie 70 (voir « biographie » sur mon site).
(1)-Organisateur : Studio National des Arts Contemporains le Fresnoy.
(2)-Plus tard j’ai appris qu’en 1930 Man Ray avait projeté des films de Méliès sur les danseurs d’un bal privé.

jeudi 20 novembre 2008

LA ROUE CELESTE DE JEAN-MARC PHILIPPE


C’est avec infiniment de tristesse que j’apprends la disparition de ce vieux compagnon de route, Jean-Marc Philippe.
Nous nous sommes connus au tout début des années 80. Chacun de notre côté nous venions d’imaginer nos premiers projets de Space Art. Notre rencontre fut « cosmique » et quelque temps après un journaliste enthousiaste nous qualifia de « pères fondateurs du Space Art » (en France tout au moins).
Nous nous sommes revus il y a un an. Pour le cinquantenaire de la Conquête Spatiale, la galerie Alain Oudin a voulue, en septembre 2007, reconstituer la première exposition de groupe de Space Art qui nous avait réuni avec les américains Tom Van Sant et Joseph Mac Shane en 1985.
Mais en fait, à de multiples occasions nous nous retrouvions avec plaisir dans des colloques, débats, expositions diverses où Jean-Marc évoquait ses grands projets et surtout son dernier né KEO.
J’y admirais son courage, sa ténacité, sa foi dans une idée splendide et un peu folle qu’il est allé promouvoir dans le monde entier, lui insufflant sa considérable énergie associée à son sourire et sa conviction tranquille.
Cher Jean-Marc parti dans les étoiles, tu restes à jamais dans le cœur de tes amis.


Nb. Pour plus d’info sur Jean-Marc consultez www.jmphilippe.net

mardi 14 octobre 2008

A PROPOS DE SCIENCE ET VIE



Dans son numéro d’octobre 2008 Science et Vie publie en vedette un article choc de Serge Brunier « Des milliards de planètes mais une Terre unique ? ».
A la lumière des dernières découvertes en astronomie se révèlent mieux aujourd’hui l’extraordinaire singularité de notre planète, mais aussi l’exotisme de notre système solaire, tout ceci expliquant pourquoi l’éclosion de la vie sur notre Terre a bénéficié d’une accumulation de circonstances rarissimes.
Maintenant, pourquoi ce blog ? Parce que dans mon livre « Le rêve dans l’azur » que j’ai publié en 2003, j’avais évoqué cette hypothèse basée, elle, sur la seule intuition artistique (page 107).

lundi 5 mai 2008

LA GENERATION COSMOS


L'activité spatiale, née en 1957, en est au tout début de son histoire. Lorsque nous sommes entré dans le 21° siècle…et avons entamé le troisième millénaire, j’ai tout de suite pensé que les enfants d’aujourd’hui vont inaugurer la génération cosmos.
En effet, sauf catastrophe planétaire, l’Espace va s’ouvrir à beaucoup plus d’individus. L’expansion rapide des vols suborbitaux, dits touristiques (de type Virgin Galactic, suite au succès du Space Ship One de Burt Rutan) en est un premier exemple. Surtout, les technologies actuelles évoluent vers un accès plus économique ouvrant ainsi à l’épanouissement dans le futur des activités multiformes de l’espace cosmique. Dans un premier temps : utilisation technique et scientifique de la Lune / recherches et fabrications d’éléments nouveaux grâce à la microgravité / exploration de Mars, etc.

Dans mes cartons, j’ai un projet de Space Art pour illustrer cette « génération cosmos ». Si tout progresse favorablement j’aurai l’occasion d’en reparler.

lundi 11 février 2008

HISTOIRE DU SPS-AX




Lors du Symposium SPS (Solar Power Satellites) de 1991 j’ai présenté l’idée d’un satellite expérimental. Ce projet, très sérieusement étudié par Michel Ferronnières (ZODIAC) et Christian Marchal (ONERA) ambitionnait, avec les moyens spatiaux actuels, d’expérimenter la fiabilité du concept SPS, source énergétique nouvelle et abondante issue de l’Espace. Cette proposition n’a recueillie aucun écho. C’est dommage face aux énormes problèmes d’énergie que va rencontrer la planète.
En tous cas le SPS-AX a toujours représenté pour moi un projet extrême de Space Art, dans la mesure où la technologie occulte presque complètement l’art.

lundi 10 décembre 2007

SPATIOPITHEQUE



L’accès à l’Espace est encore globalement réservé à quelques astronautes. Mais les choses vont évoluer et viendra le jour où il sera aussi facile d’aller dans l’Espace qu’aujourd’hui prendre l’avion. Dans cette perspective existe une théorie audacieuse qui suppose qu’un jour des humains décideront de vivre uniquement en situation d’impesanteur. Cette nouvelle branche de l’humanité, les spatiopithèques, verra alors ses jambes devenir deux bras et deux mains supplémentaires pendant que le volume du cerveau augmentera de façon significative…
Ma troisième création de Zéro G. Art s’est inspirée de cette hypothèse et l’objet a volé dans l’Airbus Zéro G. du CNES, manipulé par la double championne du monde de voltige aérienne, Catherine Maunoury.

dimanche 25 novembre 2007

BREF HISTORIQUE DU SPACE ART



Le premier plasticien à avoir pensé que l’on pourrait faire de l’art à partir de la technologie spatiale est probablement Franck Malina, à la fois artiste cinéticien et l’un des pionniers de la recherche spatiale aux USA dans les années 50. Publication en 1970 d’un article dans la revue « Leonardo » exposant ce concept « On the visual fine arts in the space age ».
Quelques années plus tard cinq plasticiens ont commencé à explorer ce domaine, sans se connaître et à part le premier, sans avoir eu connaissance de l’article de Malina. Il s’agit aux USA de Notarbartolo (propositions dans Leonardo en 1975) puis de Tom van Sant (Ryan’s Eye 1980), en Allemagne Adolf Karl Luther (Mondprojekt 1976), de Jean-Marc Philippe (La roue céleste 1978) et Pierre Comte (Projet Horus 1979) en France.
Dernière manifestation importante : le Festival Art Outsiders 2003 à la MEP consacré au Space Art.

QUEST-CE QUE LE SPACE ART



Lien : Encyclopédie

Le Space Art est une mouvance artistique déjà relativement ancienne (1970) mais qui reste apparemment ignorée du milieu de l’art et du grand public jusqu’à ce jour. Peut-être est-ce parce qu’elle présente une face technologique qui peut dérouter ou, à contrario, une vision prospective qui peut surprendre. Autres aspects : les réalisations de Space Art exigent souvent des investissements importants et il faut beaucoup de temps pour faire mûrir un projet de ce type. Il y a donc peu de réalisations.
Définition
Le Space Art consiste à faire de l’art à partir des connaissances et des technologies issues de la Conquête Spatiale (1957) et de l’activité spatiale en général.